(Vidéos) Les études européennes aujourd’hui : enjeux, objectifs, moyens

6, 7, 8 novembre 2014 à l’IRIS et à l’Institut d’études européennes de Paris 8

En partenariat et avec le soutien de l’Université Paris 8, du CRESPPA-LabTop, de l’Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS), du Groupe des Verts/Alliance libre européenne du Parlement européen et de l’Université franco-allemande

Après les premiers pas des pionniers - Collège d’Europe à Bruges en 1948, Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles et Institut universitaire d’études européennes de Genève en 1963, Institut des Hautes études européennes de Florence en 1970 -, d’autres organismes ont consolidé leur position à la fois en Europe, aux États-Unis et dans d’autres pays du monde, à commencer par l’Inde et la Chine.

 Le colloque organisé par l’Institut d’études européennes de Paris 8 avait pour vocation d’interroger les ressorts actuels des études européennes. De quoi sont-elles tissées, quels Européens entendent-elles former, quelle professionnalisation et/ou recherche veulent-elles conforter ? Quatre thèmes ont été privilégiés : Politiques publiques et institutions européennes, Union européenne et espaces publics, Union européenne et mondialisation(s), Arts, langues et culture, représentations. À partir de différentes disciplines – science politique, sociologie, philosophie, droit, économie, histoire, relations internationales -, quatre table-rondes ont été organisées.

 

Ouverture du colloque, jeudi 6 novembre 2014 à 15h à l’Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS)

Francis Wurtz, Président du Conseil de l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8 : La crise « multidimensionnelle » de l’Union européenne

Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS : L’échec de l’Union européenne à instaurer un ordre mondial, 25 ans après la chute du Mur de Berlin

Anne-Marie Autissier, Directrice de l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8 : Les études européennes, un chantier contradictoire

 

 

Table-ronde « Politiques publiques et institutions européennes : quelles stratégies pour quels enjeux ? », jeudi 6 novembre 2014, de 16h à 18h30

La Commission européenne a forgé le vocable de « services d’intérêt général », une catégorie d’intervention tardive. Comment déterminer la frontière séparant ce qu’est un service de nature « économique » d’un service de nature « non économique » ? Les politiques publiques menées par certains États membres se trouvent-elles remises en cause par le référentiel « SIG » ? Autant de questions posées en matière de santé publique, de transition écologique, de politique sociale et du travail pour ne citer que ces exemples.

Intervenant-e-s :

Gilles Raveaud, maître de conférences à l’Institut d’études européennes de Paris 8 : La libéralisation des Services d’intérêt économique général en Europe : une démarche naïve ?

Gerassimos Moschonas, maître de conférences à l’Université Panteion (Grèce) : L’Union européenne et la fonction programmatique des partis politiques : la social-démocratie à travers les crises économiques

Bernard Cassen, Vice-président du Conseil de l’Institut d’études européennes, Président d’honneur d’ATTAC, Secrétaire général de Mémoire des luttes : L’UE, machine à libéraliser

Anna Krasteva, professeure à la Nouvelle Université bulgare : Nouvelles politiques publiques et/ou nouveaux citoyens

Animation : Arnaud Orain, professeur d’économie à l’Institut d’études européennes de Paris 8

Débat avec la salle.

 

 

Table-ronde « Union européenne et espace(s) public(s) européen(s), une interaction démocratique ? », Institut d’études européennes de Paris 8, vendredi 7 novembre 2014, 10h – 13h

En 1992, l’un des objectifs de la création de l’Institut d’études européennes de Paris 8 était d’élargir le champ des connaissances et des débats sur la construction européenne, tout comme de faire émerger différents scenarii européens dans une approche plurielle et démocratique. Outre la sphère publique européenne constituée d’experts actifs auprès des institutions européennes, les campagnes électorales nationales ou les moments de débat public s’enrichissent d’enquêtes menées par certains médias dans les pays européens voisins. Pour autant, leur impact est-il important ? De quelle façon la montée en puissance d’espaces publics européens peut-elle agir – au sens propre du terme – sur les orientations de l’Union européenne et de ses États membres ?

Intervenant-e-s

Hélène Michel, professeure à l’Université de Strasbourg : La transparence européenne : retour de la « société civile » ou lutte contre le lobbying ? Les enjeux d’une norme démocratique

François Foret, professeur à l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles : Religion, sécularisme, débats éthiques : lignes de
partage ou lignes de force pour l’UE ?

Marie-Christine Vallet, journaliste, journaliste, Directrice déléguée Éditorial Europe à Radio France : L’Europe dans les médias

Amelie Kutter, maître de conférences à l’Université européenne Viadrina (Francfort/Oder) : Les espaces publics européens et la perspective des études européennes critiques (en anglais)

Animation : Laurent Jeanpierre, professeur de Science politique à Paris 8, directeur du CRESPPA/LabTop.

Débat avec la salle.

 

Table-ronde « États, Union européenne et mondialisation(s) : quelles mutations pour la diplomatie et les relations internationales ? »

Vendredi 6 novembre 2014 à l’Institut d’études européennes de Paris 8, 14h30 – 17h

Non seulement l’européanisation apparaît comme un phénomène particulier au sein des mondialisations, mais la place de l’Union dans le monde, les regards portés sur elle, les attentes à son endroit, les stratégies qui lui incombent, sont autant de questions essentielles. L’Union européenne a développé des relations avec l’ensemble des pays et régions du monde. Sa situation est aujourd’hui paradoxale à plus d’un titre. La question des pré-requis communautaires dans le cadre des accords de coopération ou d’association entre l’Union et d’autres parties du monde valent d’être scrutés, par les modèles implicites de gouvernement qu’ils recèlent.

Intervenant-e-s :

Rajendra Jain, professeur, directeur du Centre pour les Études européennes, Université Jawaharlal Nehru (JNU), Delhi, Inde : Partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Inde : défis et opportunités (en anglais)

Dandan Jian, professeure au Centre d’excellence sur l’Union européenne, Université de Shanghai, Chine : L’Europe comme projet interculturel

George Ross, professeur, Université de Montréal, Canada, titulaire d’une chaire Jean Monnet ad personam  : L’union Européenne et l’Amérique du Nord dans une nouvelle étape de mondialisation : une diplomatie inachevée et dans l’incertitude

Auriane Guilbaud, maître de conférences en Relations internationales, Institut d’études européennes, Paris 8 : Les relations entre l’Union Européenne et les États-Unis : deux perspectives sur la mondialisation 

Anne-Cécile Robert, docteure en droit, Directrice des relations et des éditions internationales au Monde diplomatique, professeure associée à l’Institut d’études européennes de Paris 8 : Les relations Union européenne – ACP dans le concert mondial 

Animation : Christophe Ventura, chercheur à l’IRIS et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8

Débat avec la salle.

 

 

Table-ronde : « Arts, culture et représentations, le rôle des langues », Institut d’études européennes, samedi 8 novembre 2014, 10h – 13h

L’européanisation des pratiques artistiques constitue, depuis les années 1980, un phénomène intéressant à analyser dans la mesure où elle s’est déroulée non pas dans le cadre strict des instances communautaires mais de façon parallèle, anticipant les divers élargissements européens et associant aux acteurs continentaux, des professionnels issus de pays ou de régions extra-européens. Parallèlement, les marchés artistiques se sont mondialisés – tout au moins une partie d’entre eux – et la notoriété internationale, tissée de rendez-vous dans quelques lieux prescripteurs -, fabrique des nouvelles formes de légitimité. Enfin, dans le processus de connaissance réciproque qui fonde l’espoir d’un « nous » européen, les langues – leur apprentissage, leur maîtrise, leur vitalité – jouent un rôle essentiel. Quel sort les études européennes réservent-elles au multilinguisme continental ?

Intervenant-e-s :

Péter Inkei, Directeur de l’Observatoire de Budapest : Les limites et contradictions de l’intervention de l’Union européenne en matière de culture

Arturo Rodríguez Morató, Professeur de sociologie à l’Université de Barcelone et Directeur du Centre d’Études sur la Culture, la Politique et la Société (CECUPS) : L’européanisation de la politique culturelle : le cas de l’Espagne (en anglais)

Alain Quemin, professeur de sociologie, Université Paris 8 (Institut d’études européennes) : L’Europe des arts visuels existe-t-elle ?

Christine Cadot, maître de conférences à Science po Paris 8 : Contourner la prescription institutionnelle. Le cas du Musée de l’histoire européenne en exil

Jean-Louis Fournel, professeur de langue et civilisation italiennes à l’Université Paris 8 (UFR Langues et Cultures étrangères) : Question de la langue et question des langues : la construction d’un système des langues parallèle au système des États

Animation : Anne-Marie Autissier, Directrice de l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8.

Débat avec la salle.